Moselle: polémique après la visite de Miss France, devant une grosse foule, dans un centre commercial

Pour sa première sortie officielle, la venue d’Amandine Petit, Miss France 2021, a provoqué un large attroupement dans un centre commercial de Moselle. De quoi agacer personnalités politiques et internautes en cette période à haut-risque de contamination au Covid-19.

C’est une polémique dont se serait bien passée Amandine Petit, Miss France 2021, pour sa première sortie officielle. Ce samedi 2 janvier, celle qui était Miss Normandie 2020 s’est rendue dans un centre commercial de Moselle pour inaugurer son règne. Au programme : promenade (avec le masque) dans les allées du centre commercial de Farébserviller et séance de dédicace derrière une vitre en plexiglas (sans masque pour la reine de beauté), rapportent nos confrères de France Bleu Lorraine.

L’événement a rapidement créé la polémique. Et pour cause, la venue d’Amandine Petit a suscité la curiosité, et une foule compacte, composée de plusieurs centaines de visiteurs selon la radio, s’est agglutinée devant elle. Bien que largement masqués, les curieux ne respectaient pas la distanciation sociale. De quoi agacer de nombreux politiques et internautes.

Sur Facebook, Hélène Zannier, députée LREM de Moselle, a déploré : « Vives réactions et grande émotion en ces temps si difficiles pour tout le monde. Alors que nous faisons toujours de plus en plus d’efforts pour endiguer cette épidémie, s’est tenu un rassemblement sans distanciation suffisante dans un centre commercial d’une circonscription voisine. Il y a un temps pour tout, cela aurait dû être celui du bon sens », a-t-elle estimé, avant de conclure : « Les organisateurs devront prendre leurs responsabilités. Je ne doute pas que la préfecture sera saisie. »

Christophe Arend, député LREM de la circonscription concerné, a lui interpellé le préfet de Moselle sur « l’incohérence d’autoriser la manifestation Miss France au Centre B’est de Farébersviller et les règles sanitaires imposées en Moselle », rapporte Franceinfo.

Barthélémy Jeanroch, directeur du centre commercial, s’est défendu auprès de Lorraine Actu. Il assure qu’il ne s’attendait pas « à autant de monde », mais que la jauge imposée par les autorités a bel et bien été respectée. « Elle est de 3 125 clients en temps réel », affirme-t-il. Il conçoit cependant que « la distance [d’un mètre, ndlr] entre les gens n’était pas respectée », mais précise que le personnel du centre commercial a « tout fait pour demander au public de bien porter son masque, ce qui a été le cas ».