L’Observatoire national des discriminations et de l’égalité dans le supérieur (ONDES) vient de lancer sa première étude concernant les discriminations à l’accès en master en France. Cette étude a mis le point sur la violence exercée contre les candidats d’origine maghrébine.
En mars 2021, ONDES a réalisé un testing pour évaluer le comportement des responsables de masters par rapport aux origines des candidats, et donc on a testé 607 masters dans 19 universités.
Ce testing a consisté à l’envoi de trois messages à chaque responsable de master : un message d’un candidat avec un prénom et nom d’origine maghrébine, un message d’un candidat précisant qu’il est en fauteuil roulant, et un message d’un candidat au prénom et un nom d’origine française, sans handicap.
Les maghrébins sont discriminés dans l’accès au master.
Les résultats ont montré que le candidat qui a mentionné son origine maghrébine a moins de chance de recevoir une réponse, même négative, sur sa demande d’information par rapport à celui qui a un nom et prénom typiquement français. Près d'un master sur cinq donne une réponse positive au candidat d’origine française mais négative au candidat d’origine maghrébine.
Cette étude a montré que le candidat d’origine française sans handicap a plus de chance par rapport à celui qui a signalé son handicap, avec un taux de réponse positive de 69,7 %. Par contre, ce taux de réponse positive diminue jusqu'à 61,1 % pour le demandeur d'origine maghrébine.
Ces chiffres figurent clairement la discrimination basée sur l’origine, et mettent en question l’égalité des chances entre les étudiants. Ainsi, cela reflète la situation réelle des immigrants, mais plus précisément, on se pose la question sur la protection de la liberté de circulation, qui est normalement réglementée et assurée par des conventions internationales y compris l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme depuis 1948.
En revanche, ce droit est menacé par la xénophobie et le racisme, qui provoquent souvent des conflits entre les populations, par ignorance de l’importance de la migration et sa participation au développement des Etats, chose qui est claire en revenant à l’histoire de l’humanité et de ces Etats.
Les filières attractives sont les plus concernées.
Cette inégalité d’accès à l’information concerne plus les filières attractives en France. Droit, économie, gestion, sciences, technologie et santé, des domaines entre autres qui connaissent une forte discrimination ethnique, surtout dans les filières juridiques.
Cette discrimination est justifiée par le nombre limité des places en master des formations les plus demandées, et donc on doit choisir entre plusieurs candidatures, des fois avec le même niveau de compétences, alors on commence inconsciemment à mettre des critères basés sur les préférences et les différences ethniques, comme a expliqué l’étude.
Augmenter le nombre des places et parmi les recommandations.
Afin de résoudre ce problème, l’ONDES a proposé quelques solutions. D’abord, on doit travailler sur la sensibilisation et l’information des responsables de l’impact négatif de cet acte qui est pénalisé par la loi.
D’autre part, on a proposé d’augmenter le nombre de places dans les filières attractives afin de diminuer la tension dans les formations, pour éviter la mise en place des critères de choix des candidats.
Un message derrière cette violence.
En réalité, cette marginalisation des étudiants maghrébins, nous donne l’occasion d’analyser la politique migratoire européenne et plus particulièrement en France, est ce qu’on est face à un nouveau défi, lié au maintien des populations dans leurs pays d’origine ? Ou cela est une politique commune entre les Etats d’origine qui ont l’intention d’encourager le retour de leurs diasporas pour profiter de leurs acquis, et les Etats d’installation qui essaient de gérer leurs crises à travers la diminution des populations étrangères ? Mais est ce que cette solution sera pertinente et n’aura pas des conséquences négatives sur les Etats ?
En tout cas, les Etats doivent s’entraider pour mettre en place des instruments afin de diminuer toute manifestation et acte à caractère haineux contre la diversité ethnique, culturelle ou autre, et pour qu’on protège le droit à la circulation.