Par Maglor.fr - Éric Zemmour, président de Reconquête, a déclaré sur France Info le 25 juin 2026 que les emplois occupés par des travailleurs immigrés pourraient être confiés à des robots et à des machines automatisées. Une proposition choc qui résume la ligne politique constante du chef de file de l'extrême droite française.
« Nous devons remplacer les immigrés par des robots ! »
L'entretien accordé par Éric Zemmour à France Info a donné lieu à une formule percutante, aussitôt reprise par son parti dans une communication destinée à ses sympathisants. Le message diffusé par Reconquête titrait : « Nous devons remplacer les immigrés par des robots ! » Cette phrase-choc est venue résumer la position du candidat et de son mouvement sur la question migratoire liée aux besoins de main-d'œuvre de l'économie française.
Pour Zemmour, la réponse aux emplois peu qualifiés — souvent occupés par une main-d'œuvre issue de l'immigration — est simple : l'automatisation et la robotisation. Il articule sa proposition autour de l'idée que la souveraineté technologique et industrielle peut se substituer aux flux migratoires. Une vision que ses adversaires politiques qualifient d'irréaliste et de dangereuse.
Une stratégie de communication numérique bien rodée
Au-delà de la déclaration elle-même, Reconquête a déployé une opération de mobilisation numérique. Les sympathisants ont été invités à visionner l'intégralité de l'entretien sur YouTube, à y laisser des commentaires pour augmenter sa visibilité, et à relayer le message sur les réseaux sociaux. La communication s'est conclue par un appel aux dons, liant directement soutien financier et promotion des idées du parti.
Cette méthode illustre la stratégie habituelle de Reconquête : formuler des propositions volontairement provocatrices pour générer un maximum de visibilité médiatique et fédérer une base militante engagée.
Des réactions contrastées dans le débat public
La proposition de Zemmour n'a pas manqué de susciter des réactions. Du côté des économistes et des syndicats, le raccourci est vivement critiqué : la transition vers l'automatisation est un processus long, coûteux, et qui ne concerne pas l'ensemble des secteurs qui emploient des travailleurs immigrés — agriculture, bâtiment, services à la personne notamment. Pour les défenseurs des droits des immigrés, cette rhétorique déshumanise des travailleurs qui contribuent à l'économie française.
Reste que cette sortie médiatique s'inscrit dans un contexte politique où le débat sur l'immigration reste très présent dans l'espace public français, alimenté par les prises de position régulières des partis d'extrême droite.
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