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France–Maroc : à Maidières, le Forum économique CCE Grand-Est concrétise une ambition de co-développement industriel

 

Maglor - Le 5ᵉ Forum économique CCE Grand-Est, organisé le 31 mars à Maidières, près de Nancy, s’est imposé comme un temps fort des relations économiques entre la France et le Maroc. Placé sous le signe du co-développement industriel, cet événement, qui mettait à l’honneur le Royaume du Maroc, a rassemblé décideurs publics, industriels et experts autour d’une ambition commune : construire des partenariats durables et opérationnels.

Porté par le comité Lorraine des Conseillers du Commerce Extérieur de la France, avec le soutien de partenaires institutionnels et économiques majeurs, le forum a pleinement illustré les missions du réseau CCE : influence, accompagnement, attractivité et intelligence économique.

Dès l’ouverture, plusieurs personnalités ont donné le ton, soulignant l’importance stratégique de la coopération franco-marocaine. Madame Soumia Bouhamidi, consule générale du Royaume du Maroc à Strasbourg, a notamment mis en avant les atouts du Maroc, son climat d’investissement favorable ainsi que son modèle économique attractif et structuré. Elle a rappelé que le Royaume confirme sa solidité économique grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avant de déclarer : « Le Maroc s’impose aujourd’hui comme une plateforme industrielle et économique incontournable, à la croisée de l’Europe et de l’Afrique. Il offre aux investisseurs un cadre stable, compétitif et résolument tourné vers l’avenir. » Elle a également souligné « la profondeur et la solidité d’un partenariat historique, qui entre aujourd’hui dans une nouvelle phase, plus industrielle et plus structurée ».

Initialement prévue, l’intervention du ministre marocain de l’Industrie et du Commerce n’a finalement pas pu avoir lieu, celui-ci étant retenu par une réunion ministérielle le même jour. Cette absence n’a toutefois pas altéré la qualité des échanges, qui se sont déroulés dans un esprit constructif et tourné vers l’action.

Introduction – Interventions

La séquence d’ouverture a permis de poser les bases d’une coopération renforcée entre la France et le Maroc. À cette occasion, les intervenants institutionnels et économiques ont insisté sur la nécessité d’inscrire les relations bilatérales dans une dynamique industrielle durable et structurée.

Un film introductif a mis à l’honneur l’usine Saint-Gobain de Pont-à-Mousson, illustrant son savoir-faire industriel et sa mission essentielle : la protection de l’eau, ressource précieuse. Cette mise en perspective a également rappelé l’ancrage historique du groupe au Maroc, partenaire du Royaume depuis plus de cent ans.

En présence notamment de Mme Valérie Debord, vice-présidente de la Région Grand Est, de M. Jérôme de Lavergnolle, membre du bureau exécutif des CCE, de M. Jérôme Lionet, directeur général de Saint-Gobain PAM Canalisation, et de M. Yves Séguy, préfet de Meurthe-et-Moselle, les échanges ont mis en lumière les complémentarités industrielles entre les deux territoires.

Dans une déclaration convergente, les intervenants ont souligné un changement de paradigme : « Nous ne sommes plus dans une logique de délocalisation, mais dans une logique de co-construction. Le Maroc est aujourd’hui un partenaire industriel à part entière. »

Table ronde n°1 : les “C.V. territoriaux des compétences”

Modérée par M. Luc Bertossi, délégué général du MEDEF 54 et CCE Lorraine, la première table ronde s’est concentrée sur les complémentarités entre territoires et les chaînes de valeur communes.

Les discussions ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’eau et les infrastructures hydrauliques, ainsi que l’économie circulaire et le développement durable. Industriels, experts et représentants institutionnels ont unanimement souligné la nécessité de structurer des filières communes, en s’appuyant sur les forces respectives du Grand-Est et du Maroc.

Tous ont convergé vers une même vision : celle d’un partenariat fondé sur la co-construction et la complémentarité industrielle, dans une perspective de long terme à l’horizon 2030–2040.

Un éclairage économique marocain

Dans la continuité des échanges, M. Medhi Tazi, vice-président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), a apporté un éclairage sur la dynamique économique du Royaume et les opportunités offertes aux entreprises françaises, confirmant l’attractivité croissante du Maroc comme plateforme industrielle régionale.

Des outils concrets pour passer à l’action

Après une pause propice aux échanges informels, la séquence partenaire a permis de présenter les dispositifs d’accompagnement financier, avec l’intervention de Mme Bénédicte Clarenne, membre du directoire de la Caisse d’Epargne Grand Est Europe.

La seconde table ronde, intitulée « La boîte à outils et les leviers d’action », s’est ensuite attachée à répondre de manière concrète aux attentes des entreprises : pourquoi et comment investir au Maroc.

Les échanges ont porté sur l’accompagnement stratégique, les outils commerciaux, les dispositifs non financiers et les solutions de financement. Parmi les intervenants, M. Mohcine Benjelloun, directeur général du Centre Régional d’Investissement Rabat-Salé-Kénitra, a notamment mis en avant la structuration de l’écosystème marocain et la qualité de l’accompagnement proposé aux investisseurs.

Des convergences industrielles affirmées

Les discussions se sont prolongées à travers une interview croisée entre M. Abdelhamid Souiri, président de la FIMME et représentant de la CGEM, et Mme Nathalie Vaxelaire, présidente de l’UIMM Lorraine. Tous deux ont souligné la convergence des intérêts industriels et la nécessité de renforcer les coopérations sectorielles entre la France et le Maroc.

Au-delà des échanges techniques, une conviction s’est imposée : la relation économique franco-marocaine évolue vers un modèle plus équilibré, fondé sur le co-investissement, la co-industrialisation et la création de valeur partagée.

Un forum tourné vers l’avenir

En conclusion, le maire de Pont-à-Mousson a salué l’ancrage territorial de l’événement et son importance pour le dynamisme économique local.

M. Bruno Roth, président du comité Lorraine des Conseillers du Commerce Extérieur de la France, a quant à lui affirmé : « Ce forum illustre pleinement notre ambition : créer des passerelles concrètes entre les entreprises françaises et marocaines. Le co-développement n’est plus une perspective, c’est une réalité que nous construisons ensemble, au service d’une croissance durable et partagée. »

Le forum s’est achevé par un cocktail dînatoire, offrant un temps de convivialité et d’échanges propice à l’émergence de nouvelles collaborations.

Au-delà des intentions, cette édition 2026 confirme que le co-développement franco-marocain s’inscrit désormais dans une dynamique concrète, structurée et résolument tournée vers l’avenir.

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