Maglor.fr - C'est une annonce qui redonne de l'espoir aux quelque 4 000 salariés de l'usine Stellantis de Mulhouse : le président Emmanuel Macron a révélé fin mai que le groupe automobile investirait "plus d'un milliard d'euros en France", dont une large part destinée au site alsacien. Une bouffée d'air pour le Grand Est, où l'industrie automobile reste un pilier économique majeur.
Un milliard d'euros dont 40 % à Mulhouse
Selon les informations confirmées, la répartition de l'investissement serait la suivante : 50 % en recherche et développement, 40 % sur le site de Mulhouse et 10 % sur d'autres sites français. Concrètement, l'usine alsacienne produira trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides du segment C — berlines et SUV — à partir de 2029. Une programmation qui répond à une préoccupation légitime des employés : depuis plusieurs années, l'avenir de la production post-2028 était flou.
Pourquoi cette annonce compte pour toute la région
L'usine de Mulhouse est l'une des plus importantes de France par sa taille et son histoire. Elle emploie directement environ 4 000 personnes et génère des milliers d'emplois indirects dans la sous-traitance et les services du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort. Une fermeture ou une réduction significative aurait pesé lourd sur toute l'économie du Grand Est. L'annonce d'une production électrique pérenne jusqu'à l'horizon 2030 stabilise donc l'écosystème industriel local.
Stellantis en retrait, Macron en avance
La situation est cependant atypique : Stellantis lui-même a refusé de confirmer dans le détail l'annonce présidentielle, se contentant d'indiquer qu'il travaillait avec les parties prenantes sur "l'avenir de ses usines". Plusieurs observateurs ont souligné que Macron a communiqué en avance sur un accord encore en cours de négociation. Malgré cette ambiguïté, les syndicats ont globalement accueilli la nouvelle avec soulagement, même si ils attendent des engagements formels et signés.
L'électrique comme avenir industriel du Grand Est
Au-delà de Mulhouse, cette annonce s'inscrit dans la transformation industrielle plus large du Grand Est. La région cherche à se positionner sur la chaîne de valeur du véhicule électrique — batteries, composants, assemblage — pour préparer l'après-moteur thermique. L'engagement de Stellantis, même partiel, envoie un signal positif aux autres acteurs industriels et aux collectivités qui investissent dans la formation aux métiers de demain.
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