Par Maglor.fr - La scène a sidéré la communauté marocaine de France. Le soir du 4 juillet 2026, dans le quartier des Quatre-Chemins à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), des individus s'identifiant comme algériens ont arraché, brûlé et déchiré publiquement le drapeau marocain, alors même que des milliers de supporters célébraient la victoire du Maroc face au Canada (3-0) en Coupe du Monde. Des femmes portant le maillot des Lions de l'Atlas, certaines accompagnées de jeunes enfants, ont été insultées et intimidées. Les images, largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont conduit l'Ambassade du Maroc en France à déposer une plainte formelle auprès des autorités françaises dès le 6 juillet pour profanation de drapeau et incitation à la haine.
Un contentieux vieux de 50 ans, longtemps tenu à l'écart du peuple
Il faut le dire clairement : les tensions entre le Maroc et l'Algérie ne datent pas d'hier. Depuis les Accords de Madrid de 1975 et la question du Sahara, les deux pays entretiennent un contentieux géopolitique profond. Mais pendant des décennies, ce conflit a été soigneusement cantonné à la sphère des hauts responsables — ambassadeurs, chefs d'État, généraux, diplomates. Les peuples marocain et algérien, eux, vivaient, commerçaient, s'entraidaient. Les familles de la diaspora se côtoyaient en France sans haine particulière. Les désaccords politiques restaient là où ils devaient rester : dans les chancelleries, pas dans les rues.
Tebboune et ses donneurs d'ordre : quand la haine devient un outil de gouvernement
Tout cela a changé avec l'arrivée au pouvoir d'Abdelmadjid Tebboune et des généraux qui le soutiennent. Ce qui était autrefois un dossier diplomatique discret est devenu un fond de commerce politique permanent. À chaque discours, à chaque apparition publique, le Maroc est désigné comme l'ennemi, le comploteur, le responsable des maux de l'Algérie. La question du Sahara, les incendies de Kabylie, les crises économiques internes — tout finit par ramener au Maroc dans la bouche des dirigeants algériens.
En octobre 2025, après une brève accalmie, Tebboune reprenait ses diatribes anti-marocaines devant ses généraux avec une virulence renouvelée. Pendant sa campagne présidentielle, le sentiment anti-marocain a servi de principal carburant électoral — faire du Maroc le repoussoir, l'ennemi commode, pour souder une opinion algérienne divisée sur tout le reste.
Ce discours, martelé depuis le sommet de l'État, relayé par des médias officiels qui consacrent chaque jour une partie de leur temps d'antenne à dénigrer le Royaume chérifien, a fait son oeuvre. Il a traversé les frontières, voyagé jusqu'en France, jusqu'en banlieue parisienne, jusqu'aux rues d'Aubervilliers le 4 juillet au soir.
Ce qui s'est passé à Aubervilliers n'est pas un accident
Brûler un drapeau, insulter des femmes et des enfants pour leur nationalité, ce n'est pas de la passion sportive. C'est le résultat prévisible, presque mécanique, d'années de conditionnement idéologique anti-marocain imposé par le haut. Quand un président passe ses discours à désigner un peuple voisin comme l'ennemi, il ne peut pas s'étonner que certains de ses ressortissants agissent en ennemis.
La responsabilité politique d'Alger dans ce qui s'est passé à Aubervilliers est directe. Pas juridiquement, peut-être. Mais moralement et politiquement, sans l'ombre d'un doute.
Le Maroc répond par la dignité et avance
Face à cette escalade, le Maroc a choisi la voie du droit et de la dignité. Une plainte, des autorités françaises saisies, une demande de justice. Pas de représailles, pas d'appels à la haine en retour.
Car le Maroc n'a pas le temps de regarder en arrière. Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume avance. Il construit, il s'ouvre, il rayonne. Des chantiers pharaoniques transforment ses villes, des investissements massifs irriguent ses régions, ses universités forment une jeunesse ambitieuse, et ses Lions de l'Atlas portent son nom jusqu'aux sommets du football mondial. Ce Maroc-là — moderne, confiant, ancré dans son identité et ouvert sur le monde — n'a aucun complexe à avoir face à quiconque.
Et il y a quelque chose que ses détracteurs semblent oublier : Sa Majesté Mohammed VI a toujours tendu la main au peuple algérien. À de nombreuses reprises, le Souverain a exprimé sa volonté sincère de fraternité, de dialogue et de réconciliation entre deux peuples qui partagent une histoire, une culture et un destin communs. Ce n'est pas le peuple algérien que le Maroc rejette — ce sont les discours de haine de ceux qui le gouvernent. La frontière est là. Elle est importante.
Le drapeau marocain peut être brûlé dans une rue de banlieue. Il ne peut pas être éteint. Il continue de briller, porté par un peuple uni et fier, qui sait exactement d'où vient la haine — et qui a choisi de ne pas lui ressembler.
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