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Mondial 2026 : la police française en alerte, les matchs du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie sous haute surveillance

Algérie - matchs - Tensions - Maglor



Maglor - À la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la Direction nationale de la sécurité publique (DNSP) a transmis une note de vigilance à l'ensemble des services de police français. En cause : la crainte de débordements lors des matchs impliquant des pays disposant de larges diasporas en France, notamment le Maroc, l'Algérie et la Tunisie. Un signal fort qui révèle les tensions latentes entre l'engouement populaire pour le Mondial et les enjeux sécuritaires sur le territoire national.

La DNSP tire la sonnette d'alarme

Selon une note consultée par l'AFP, la Direction nationale de la sécurité publique a alerté ses services sur de possibles troubles à l'ordre public liés au Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le document estime que l'engouement autour du tournoi pourrait provoquer des incidents bien au-delà des seules rencontres disputées par l'équipe de France.

La DNSP évoque plusieurs scénarios à risque : rassemblements spontanés dans les quartiers, cortèges festifs non déclarés, tirs de feux d'artifice, rodéos motorisés et perturbations de la circulation dans de nombreuses villes françaises. Des phénomènes déjà observés lors des précédentes Coupes du monde, notamment en 2022 après les exploits historiques du Maroc.

Maroc, Algérie, Tunisie : des matchs sous surveillance renforcée

Les autorités recommandent une vigilance particulière lors des rencontres impliquant plusieurs sélections disposant d'importantes communautés en France. Le Maroc, l'Algérie et la Tunisie figurent en tête de liste, aux côtés du Sénégal, du Portugal, de la Turquie et de l'Iran.

Cette mise en alerte s'explique par le poids démographique et émotionnel de ces diasporas. En France, les communautés maghrébines comptent plusieurs millions de personnes, dont beaucoup suivent avec une passion intense les performances de leur équipe nationale. Lors du Mondial 2022, les nuits de victoire du Maroc avaient donné lieu à des rassemblements massifs dans les grandes agglomérations françaises, parfois accompagnés d'incidents.

France-Sénégal, la rencontre la plus scrutée

L'entrée en lice des Bleus face au Sénégal, le 16 juin, a été identifiée comme l'une des rencontres les plus sensibles du premier tour. Les autorités craignent notamment des mouvements de foule lors des célébrations ou des rassemblements de supporters des deux camps. Les retransmissions publiques dans les bars, fan zones et autres lieux de rassemblement pourraient attirer des milliers de personnes, nécessitant un important dispositif de sécurité préventif.

Des mesures préventives déjà mises en place

Certaines collectivités locales ont déjà anticipé les risques. À Clermont-Ferrand, un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés sera appliqué pour toute la durée de la compétition. Les contrevenants s'exposeront à une amende de 150 euros. D'autres villes devraient suivre avec des dispositifs similaires adaptés à leurs réalités locales.

Pour les autorités françaises, l'objectif affiché reste de trouver un équilibre entre la liberté de célébration et la préservation de l'ordre public. « Permettre aux supporters de vivre pleinement le Mondial tout en évitant que les célébrations ne dégénèrent en incidents », résume la logique de la DNSP. Un défi que la France devra relever match après match, au rythme d'un Mondial qui promet d'être riche en émotions pour les communautés maghrébines comme pour l'ensemble des Français.


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