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Sahara : la France passe d’une prudence diplomatique à un soutien affirmé au Maroc

Jean-Noël Barrot - Maroc -Maglor



Maglor - La diplomatie française semble amorcer un tournant décisif sur la question du Sahara. Longtemps marquée par une certaine prudence, la position de Paris évolue désormais vers un soutien assumé et actif en faveur du Maroc, aussi bien sur le plan politique que sur le terrain.

Cette inflexion s’inscrit dans la continuité des orientations exprimées par le président Emmanuel Macron, qui a clairement affirmé que « le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans la souveraineté du Maroc ». Une déclaration qui marque une rupture avec l’ambiguïté traditionnelle de la diplomatie française sur ce dossier sensible.

Ce positionnement a été réitéré avec force par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de sa visite à Rabat. En soulignant le caractère stratégique de la question du Sahara pour la France et la région, il a confirmé le soutien de Paris au plan d’autonomie proposé par le Maroc, présenté désormais comme la base la plus crédible pour une solution politique durable.

Mais au-delà des déclarations, c’est surtout dans les actes que cette évolution se matérialise. La France a entrepris de renforcer concrètement sa présence dans les provinces du Sud. L’ouverture d’un centre de dépôt de visas, la création d’une Alliance française à Laâyoune ou encore l’inauguration d’un établissement scolaire témoignent d’un engagement accru sur le plan culturel et administratif.

Sur le plan économique, cette dynamique se traduit également par une implication plus marquée des entreprises françaises, soutenues par les institutions publiques. Les investissements se multiplient, accompagnés par des dispositifs comme l’Agence française de développement, traduisant une volonté d’inscrire cette coopération dans la durée.

Ainsi, la France ne se contente plus d’un rôle d’observateur prudent. Elle s’affirme désormais comme un partenaire engagé du Maroc sur la question du Sahara, en combinant soutien diplomatique, présence institutionnelle et implication économique. Une évolution qui pourrait redessiner les équilibres diplomatiques autour de ce dossier complexe et hautement stratégique.

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