Maglor.fr - Le Crédit Populaire d'Algérie (CPA) a quitté le capital de la banque espagnole Aresbank fin juillet 2026, laissant la Libyan Foreign Bank — banque publique libyenne — comme unique actionnaire de l'établissement.
La participation algérienne ne représentait que 0,14 % du capital d'Aresbank, le reste (99,86 %) étant déjà contrôlé par la banque libyenne. Le retrait reste donc symbolique sur le plan quantitatif, mais il acte la fin de toute présence algérienne dans cet établissement fondé en 1975 et spécialisé dans le financement du commerce international avec l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
Un retrait dans un contexte diplomatique paradoxal
L'opération intervient alors que les relations entre Alger et Madrid connaissent justement un net rapprochement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est rendu en Algérie en juillet 2026 pour relancer les liens bilatéraux, après plusieurs années de tensions nées en 2022 du changement de position de Madrid sur le dossier du Sahara occidental. Le retrait du CPA survient donc au moment même où les deux pays cherchent à rebâtir leur coopération économique et politique.
Aresbank affiche ses meilleurs résultats
Sur le plan financier, Aresbank enregistre en 2025 son bénéfice annuel le plus élevé : 16 millions d'euros, en progression de 21 % par rapport à l'année précédente. Son portefeuille de crédits avoisine 733 millions d'euros. L'établissement prévoit par ailleurs de lancer de nouveaux produits de finance islamique et d'étendre son réseau d'agences en Espagne.
Avec le départ du CPA, la Libyan Foreign Bank contrôle désormais 100 % du capital d'Aresbank, renforçant ainsi le positionnement libyen dans le paysage bancaire espagnol et méditerranéen.