Maglor.fr - Le ministre d'État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue azerbaïdjanais de l'Énergie, Parviz Shahbazov, se sont entretenus par visioconférence le 8 septembre 2026 afin de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur énergétique. Cette réunion marque une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre Alger et Bakou, deux grandes puissances pétrolières qui cherchent à conjuguer leurs forces sur les marchés mondiaux.
Des discussions très concrètes
Les deux ministres ont examiné les moyens de renforcer leur coopération dans les domaines du développement des gisements pétroliers et gaziers, des services pétroliers, du transport des hydrocarbures, du raffinage et de la pétrochimie. Au cœur des discussions figure notamment l'approvisionnement en pétrole brut léger azerbaïdjanais de la raffinerie Sonatrach d'Augusta, située en Sicile, un projet qui symbolise la complémentarité industrielle entre les deux pays.
Un mémorandum ratifié en 2026
La réunion s'inscrit dans la continuité du mémorandum de coopération énergétique signé à Alger à la fin de l'année 2022 entre Sonatrach et la compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR. Ce texte, ratifié en mai 2026 par le président Abdelmadjid Tebboune, constitue le cadre institutionnel de ce partenariat bilatéral ambitieux.
Vers une commission mixte
La réunion du 8 septembre s'inscrit également dans les préparatifs de la prochaine session de la Commission intergouvernementale algéro-azerbaïdjanaise de coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Les deux parties ont aussi examiné les opportunités d'investissement et de transfert d'expertise entre Sonatrach et SOCAR, dans une démarche de renforcement mutuel.
L'Algérie diversifie ses partenariats énergétiques
Ce partenariat avec Bakou illustre la volonté de l'Algérie de multiplier ses alliances énergétiques au-delà des relations traditionnelles avec l'Europe. Avec des réserves prouvées de gaz naturel parmi les plus importantes d'Afrique, l'Algérie se positionne comme un acteur clé de la sécurité énergétique mondiale, à l'heure où l'Europe cherche à réduire sa dépendance au gaz russe.