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Ramadan en France : une coopération religieuse maintenue malgré les tensions franco-algériennes

Alors que les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie traversent une nouvelle zone de turbulences, la venue d’imams algériens pour le mois du ramadan en France continue de susciter débats et interrogations. Cette pratique, bien qu’ancienne, revient sur le devant de la scène dans un contexte politique sensible.

À l’occasion du début du ramadan, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a publiquement salué le soutien des autorités algériennes, remerciant le président Abdelmadjid Tebboune pour le maintien de l’envoi de religieux algériens chargés d’encadrer les prières et d’accompagner les fidèles en France.

Ces imams interviennent uniquement pour la durée du mois de jeûne. Ils disposent de visas temporaires et remplissent des missions strictement limitées dans le temps, centrées sur l’animation spirituelle et religieuse. Les responsables de la mosquée insistent sur le caractère ponctuel de cette présence, distincte de l’ancien système des imams détachés.

Ce dernier dispositif, qui permettait à des prédicateurs étrangers de s’installer durablement en France tout en étant rémunérés par des États étrangers, a été supprimé par le gouvernement français au 1er janvier 2024, dans un souci de maîtrise des influences extérieures sur le culte musulman.

Malgré la crispation persistante entre Paris et Alger, cette coopération religieuse spécifique demeure donc intacte. Pour les responsables cultuels, elle relève davantage de la tradition spirituelle que de la diplomatie, illustrant une séparation assumée entre tensions politiques et pratiques religieuses.


 

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