Par Maglor.fr - L'Europe se referme progressivement sur les voyageurs algériens. Entre taux de refus records, pénurie de rendez-vous consulaires et délais interminables, obtenir un visa Schengen est devenu un véritable parcours du combattant pour des millions d'Algériens.
Le principal argument brandi par les consulats européens pour justifier ces refus massifs reste la crainte d'une installation illégale sur le territoire. Un argument qui ne tient pourtant pas pour nombre de demandeurs disposant d'attaches solides en Algérie et d'un historique de voyages sans incident.
La France : premier pays de refus malgré des promesses de normalisation
Destination préférée des Algériens, la France enregistre le plus grand nombre de refus. Malgré les annonces d'un "retour à la normale" après une période de tensions diplomatiques entre Paris et Alger, les demandeurs continuent de se heurter à une double peine : des rendez-vous introuvables et des délais de traitement qui s'étirent indéfiniment. Visas touristiques, familiaux, ou d'études, toutes les catégories sont touchées.
L'Espagne : des rendez-vous monnayés jusqu'à 500 euros
La proximité géographique attire de nombreux candidats vers l'Espagne, mais la réalité est dure. Pour décrocher un simple rendez-vous auprès du prestataire BLS International, certains Algériens déboursent plus de 500 euros sur le marché parallèle. Pire, pour les dossiers déposés après fin mai, BLS a officiellement annoncé un rallongement des délais de traitement, condamnant ceux qui espéraient des vacances estivales en Espagne à chercher une autre destination.
Belgique : capacité maximale atteinte
L'ambassade de Belgique en Algérie a franchi un cap symbolique en annonçant avoir atteint "sa capacité maximale" de traitement. Les demandeurs doivent patienter jusqu'à douze semaines, rendant toute planification de voyage impossible. Une situation kafkaïenne pour des voyageurs qui ne demandent qu'à respecter les règles.
Italie et Allemagne : portes quasi fermées
L'Italie, portée par le gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni, maintient une politique draconienne à l'égard des Algériens, y compris pour les visas touristiques, en dépit de relations économiques florissantes entre les deux pays. L'Allemagne, elle, est connue de longue date pour sa rigidité, que ce soit pour les demandes touristiques, professionnelles ou d'études.
Face à cette réalité, de nombreux Algériens se tournent vers des destinations alternatives comme la Turquie ou des pays asiatiques qui offrent l'entrée sans visa. L'Europe, elle, continue de se barricader.
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