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Titres de séjour et nationalité française : les Marocains arrivent en tête devant les Algériens et les Tunisiens

Passeport et carte nationale d'identité française

Ecrit Par Maglor.fr - Les Marocains s'imposent une nouvelle fois en tête des classements de l'immigration légale en France. Selon les dernières données publiées par le ministère de l'Intérieur dans son rapport annuel L'essentiel de l'immigration en France, ils arrivent premiers aussi bien pour les premiers titres de séjour délivrés que pour les acquisitions de la nationalité française en 2025.

En matière de titres de séjour, la France a accordé 35 585 premiers titres à des ressortissants marocains l'an dernier, devant les Algériens (28 531) et les Tunisiens (20 598). La Chine complète le podium élargi avec 15 899 délivrances. L'écart entre le Maroc et l'Algérie dépasse 7 000 titres. Ce chiffre marque cependant un léger recul de 3,7 % par rapport aux 36 962 titres accordés en 2024, sans remettre en question la première place marocaine. Au total, 377 462 premiers titres ont été délivrés à des ressortissants de pays tiers en 2025, soit une hausse globale de 9,2 %.

Sur le terrain de la nationalité française, les Marocains confirment également leur leadership. En 2025, 13 643 personnes d'origine marocaine ont acquis la nationalité française, contre 11 551 d'origine algérienne et 6 978 d'origine tunisienne. Les Marocains représentent ainsi plus de 14 % des 96 158 naturalisations prononcées par décret ou déclaration durant l'année. Le détail fait apparaître 6 526 acquisitions par décret, 2 929 par déclaration et 4 091 déclarations anticipées concernant des jeunes de 13 à 17 ans.

Cette double première place confirme une tendance observée depuis plusieurs années : la communauté marocaine reste la plus dynamique en termes d'intégration administrative en France. Ce résultat intervient toutefois dans un contexte de contraction générale : le nombre total de naturalisations a baissé de 5,3 % entre 2024 et 2025, passant de 101 509 à 96 158, avec notamment un recul de 13,5 % des acquisitions par décret.

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