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Quand Hassan II choisissait lui-même les clubs des Lions de l'Atlas : l'histoire secrète du transfert d'El Hadrioui à Benfica

Dans les couloirs du football marocain, certaines histoires n'ont jamais été racontées dans leur intégralité. Celle du transfert d'Abdeslam El Hadrioui vers le Benfica Lisbonne en 1996 en fait partie. Selon des témoignages concordants recueillis par Bladi.net, c'est le roi Hassan II en personne qui aurait choisi les clubs européens destinés à accueillir les internationaux marocains les plus prometteurs de l'époque — une pratique inscrite dans la logique royale d'un souverain qui aimait maîtriser tous les rouages de la vie nationale, y compris ceux du ballon rond.

El Hadrioui, milieu de terrain technique formé au Raja de Casablanca, était l'un des joyaux du football marocain au milieu des années 1990. Sa vision du jeu, sa précision dans la passe et sa capacité à lire les espaces lui avaient valu une réputation qui dépassait les frontières du Royaume. Plusieurs clubs européens lorgnaient sur lui. Mais selon les témoignages, c'est Hassan II qui aurait tranché en faveur de Benfica, estimant que le prestigieux club portugais offrait à la fois une visibilité internationale et un cadre adapté au développement du joueur.

Cette pratique n'était pas unique. Il est rapporté que le Palais royal suivait de très près l'évolution des Lions de l'Atlas, intervenant parfois directement dans les négociations pour s'assurer que les meilleurs éléments rejoignent des clubs à la hauteur de l'image du Maroc à l'étranger. Un club comme Benfica, riche d'histoire et de prestige en Europe, correspondait parfaitement à cette vision.

L'aventure portugaise d'El Hadrioui sera toutefois plus mitigée que prévu. Entre les difficultés d'adaptation, la concurrence au milieu de terrain et les aléas du football professionnel, le joueur n'aura pas l'impact espéré à Lisbonne. Mais son transfert reste dans les mémoires comme le symbole d'une époque où le football marocain était perçu comme un outil d'influence et de rayonnement au plus haut niveau de l'État.

Aujourd'hui, à l'heure où les Lions de l'Atlas brillent sur la scène mondiale avec le Mondial 2026 co-organisé par le Maroc, cette anecdote rappelle le chemin parcouru — et les racines royales d'un football national qui n'a jamais été tout à fait ordinaire.


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