Maglor.fr - L'économie marocaine devrait afficher une croissance de 4,6% en 2026, soutenue par une hausse remarquable de 7,9% de la valeur ajoutée agricole et une consolidation des activités non agricoles dont la croissance se situerait à 4%. Ces projections favorables témoignent de la résilience de l'économie nationale et de la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume.
L'agriculture, moteur de la reprise
La bonne campagne agricole 2025-2026 constitue le principal vecteur de cette dynamique de croissance. Avec une valeur ajoutée agricole en progression de près de 8%, le secteur primaire joue pleinement son rôle de stabilisateur économique. Les précipitations abondantes de l'hiver dernier ont permis de reconstituer les réserves hydrauliques et de garantir des récoltes céréalières satisfaisantes, après plusieurs années de sécheresse qui avaient pesé sur la croissance.
Les secteurs non agricoles en bonne santé
Au-delà de l'agriculture, les activités non agricoles affichent une progression solide de 4%, portées par le tourisme, les services financiers, les industries de transformation et les exportations. Le secteur des phosphates et dérivés continue d'apporter une contribution significative aux recettes extérieures du Maroc, bénéficiant d'une demande mondiale soutenue en engrais. Le tourisme, de son côté, confirme son redressement spectaculaire avec des niveaux d'arrivées record.
Un contexte favorable aux investissements
La CGEM, qui a tenu son deuxième conseil d'administration de la mandature 2026-2029, a défini ses priorités pour la rentrée économique. La formalisation de l'économie, la compétitivité des entreprises marocaines et l'attractivité du territoire pour les investissements étrangers figurent parmi les axes stratégiques retenus. Ces orientations s'inscrivent dans le cadre de la vision économique du Nouveau Modèle de Développement, qui ambitionne de faire du Maroc une puissance économique régionale à l'horizon 2035.
Des défis à ne pas minimiser
Si les perspectives macroéconomiques sont réjouissantes, des défis structurels persistent : chômage des jeunes, inégalités territoriales, dépendance aux importations énergétiques et pression sur les finances publiques. La réussite des prochaines élections législatives sera déterminante pour la formation d'un gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires à une croissance inclusive et durable.