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Italie : Abderrahim Fakir, Marocain de 43 ans, meurt menotté lors d'un contrôle de police à Bologne

Par Maglor.fr - Un drame soulève l'indignation en Italie et dans la communauté marocaine. Abderrahim Fakir, 43 ans, ressortissant marocain installé en Italie depuis l'âge de 7 ans, est décédé samedi 19 juillet 2026 à Bologne lors d'une intervention de la police, après avoir été menotté et immobilisé au sol sous les yeux des secouristes.

Les faits se sont produits via Svevo, dans le quartier du Pilastro, après que des riverains ont composé le 113 signalant que l'homme était très agité dans la zone de parkings de leur immeuble. À l'arrivée des policiers, une altercation a éclaté. Selon les premiers éléments, Fakir aurait heurté le véhicule de police avant d'être aspergé de spray au poivre et immobilisé au sol à l'aide de liens plastiques. C'est dans cette position, entravé et toujours en présence des secouristes, qu'il a présenté un malaise — vraisemblablement un arrêt cardiaque — avant de décéder.

Une vie entière en Italie, une famille effondrée

Abderrahim Fakir n'était pas un inconnu du quartier. Marié, il résidait à Borgonuovo, dans la commune de Sasso Marconi, et travaillait dans la logistique. Sa famille indique qu'il souffrait de problèmes de santé, ce qui aurait pu aggraver les conséquences de son immobilisation physique.

Sa sœur, effondrée, n'a pas mâché ses mots : « Ils l'ont tué. » Elle a juré de ne pas reposer avant que la vérité éclate et que justice soit rendue. Des membres de la communauté marocaine et des habitants du quartier ont exprimé leur colère dans les heures suivant le décès, scandant des slogans contre la police.

Une autopsie ordonnée, des questions sans réponse

L'autorité judiciaire a ordonné une autopsie afin de déterminer les causes exactes de la mort. La question centrale reste entière : dans quelles circonstances précises Abderrahim Fakir a-t-il perdu la vie, et la manière dont il a été interpellé a-t-elle joué un rôle déterminant ?

Ce drame rappelle d'autres affaires similaires survenues en Europe ces dernières années, où des personnes appartenant à des minorités sont décédées lors d'interventions policières, relançant le débat sur les pratiques de maintien à terre et l'usage de moyens de contention. La communauté marocaine d'Italie, forte de plusieurs centaines de milliers de membres, suit de près l'évolution de ce dossier.

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