La Tunisie vient de traverser l'été le plus éprouvant de son histoire climatique moderne. Le mois d'août 2026 est officiellement le mois d'août le plus chaud jamais enregistré depuis 1950, avec une température moyenne nationale de 32,3°C, soit une anomalie positive de 3,4 degrés par rapport aux normales saisonnières.
L'été a été marqué par des vagues de chaleur à répétition, avec des pointes à 45-46°C dans le Sud fin août, et des températures ressenties pouvant atteindre 51°C sur les côtes en raison d'une humidité élevée. Les nuits tropicales — où la température ne descend pas en dessous de 20°C — ont empêché tout refroidissement nocturne, épuisant les organismes.
Cette chaleur extrême a mis le réseau électrique sous une pression inédite. La consommation a approché le seuil record de 6 000 MW, en hausse de 23% par rapport au précédent record de 4 888 MW établi en 2024. Des coupures d'électricité, des pénuries d'eau et des ruptures en eau minérale ont été signalées dans plusieurs régions.
L'Institut national de la météorologie (INM) prévoit que les températures resteront supérieures aux normales saisonnières durant tout l'automne, entre septembre et novembre. Pour les experts, la Tunisie entre dans une nouvelle ère climatique, avec des étés aux caractéristiques désormais tropicales, et doit urgemment adapter ses infrastructures énergétiques à cette nouvelle réalité.