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Algérie-Belgique : à Bruxelles, une 6e session de consultations politiques pour relancer la coopération économique

Algérie-Belgique

Ecrit Par Maglor — L'Algérie et la Belgique poursuivent le rapprochement engagé au printemps. Le mardi 22 septembre 2026, Lounès Magramane, secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, a coprésidé à Bruxelles, avec son homologue belge Théodora Gentzis, secrétaire générale du Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, la 6e session des consultations politiques algéro-belges.

Donner suite à la visite d'Ahmed Attaf

Cette réunion s'inscrit dans une séquence diplomatique précise. Elle visait à passer en revue l'état des relations bilatérales et à examiner les moyens de mettre en œuvre les conclusions de la visite à Bruxelles, les 31 mars et 1er avril 2026, du ministre d'État Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines.

Ce type de consultations entre hauts fonctionnaires sert généralement à transformer les engagements politiques pris au niveau ministériel en feuille de route opérationnelle. Leur régularité — il s'agit ici de la sixième session — témoigne d'un dialogue institutionnalisé entre Alger et Bruxelles.

Sept secteurs prioritaires identifiés

Selon le communiqué du ministère algérien, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer la coopération économique dans l'investissement, le commerce et la coopération technique, « afin de la hisser au niveau des ambitions communes ». Plusieurs secteurs ont été cités :

L'énergie, domaine central dans les relations entre l'Algérie et les pays européens ; l'agriculture ; l'industrie pharmaceutique, secteur que l'Algérie développe activement pour réduire ses importations ; les transports et services portuaires, où l'expertise belge, portée notamment par le port d'Anvers-Bruges, est reconnue ; la santé et la sécurité sociale ; ainsi que l'éducation et la formation.

Les deux délégations ont également insisté sur l'importance de promouvoir les échanges commerciaux et d'encourager les investissements productifs pour consolider le partenariat existant.

Moyen-Orient, Sahel et Sahara occidental au menu

Au-delà du bilatéral, les consultations ont permis d'échanger sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux : la situation au Moyen-Orient, en particulier la question palestinienne, la région du Sahel et du Sahara, ainsi que la question du Sahara occidental. Sur ce dernier point, les positions algériennes sont bien connues, et Alger s'emploie à les faire valoir auprès de ses partenaires européens, dans un contexte où plusieurs capitales ont fait évoluer leur discours ces dernières années.

Bruxelles, capitale stratégique pour Alger

La relation avec la Belgique revêt pour l'Algérie une dimension particulière. Bruxelles accueille les institutions de l'Union européenne, premier partenaire commercial de l'Algérie, et le siège de l'OTAN. Entretenir un dialogue étroit avec les autorités belges, c'est aussi disposer d'un relais dans la capitale européenne, au moment où les relations entre l'UE et le Maghreb font l'objet d'un réajustement, notamment dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée.

La Belgique abrite par ailleurs une communauté d'origine maghrébine importante, ce qui donne à la coopération dans les domaines consulaire, social et de la sécurité sociale une portée très concrète pour de nombreuses familles.

Reste désormais à traduire ces orientations en accords et en projets tangibles. Le niveau des échanges économiques entre les deux pays demeure modeste au regard de leur potentiel, et c'est sur ce terrain que la sincérité de la relance sera jugée.

Sources : ministère algérien des Affaires étrangères, L'Écho d'Algérie, APS.

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