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Accord d'association Algérie-UE : Attaf multiplie les démarches pour un rééquilibrage

Accord d'association Algérie-UE

Maglor - En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a remis sur la table un dossier sensible : la révision de l'Accord d'association conclu entre l'Algérie et l'Union européenne. En l'espace de quelques jours, le chef de la diplomatie algérienne a évoqué le sujet lors d'au moins six entretiens bilatéraux avec des homologues européens, témoignant d'une volonté affirmée d'Alger de faire évoluer un partenariat jugé déséquilibré.

Un accord déséquilibré selon Alger

L'Algérie estime que l'Accord d'association, signé en 2002 et entré en vigueur en 2005, n'offre pas une réciprocité réelle dans les échanges économiques. Dans son application actuelle, le texte favoriserait davantage les exportations européennes vers l'Algérie, tandis que les produits et entreprises algériens se heurtent à de nombreux obstacles pour accéder au marché de l'UE. C'est précisément ce déséquilibre que le président Abdelmadjid Tebboune avait ordonné de corriger en 2024, en lançant un processus de révision de l'Accord.

Une offensive diplomatique en six temps

Durant la semaine de haut niveau de l'AGNU, M. Attaf a abordé la question avec ses homologues des Pays-Bas (Tom Berendsen), de la Hongrie (Anita Orban), du Portugal (Paulo Rangel), de la Bulgarie (Velislava Petrova-Tchamova), de la Grèce (Giorgos Gerapetritis) et de Chypre (Konstantinos Kombos). À chaque occasion, il a plaidé pour un partenariat économique équilibré, répondant aux intérêts des deux parties, et a insisté sur la nécessité de lever les entraves qui freinent les exportations algériennes vers l'Europe.

Lors de sa rencontre avec la ministre hongroise, Attaf a attiré l'attention sur les obstacles concrets auxquels se heurtent les exportateurs algériens, réclamant qu'ils soient traités « dans le cadre des mécanismes prévus par l'Accord d'association ». La même formulation a été utilisée avec le ministre grec, où les deux parties ont insisté sur la nécessité de garantir « davantage d'équilibre et de préserver les intérêts mutuels ».

Un signal politique clair

La récurrence du dossier dans l'agenda diplomatique algérien n'est pas anodine. Elle traduit une stratégie de pression progressive sur les capitales européennes, en cherchant à mobiliser un à un les États membres de l'UE autour d'une renégociation du cadre commercial. L'Algérie, dont l'économie a connu des transformations importantes ces dernières années — notamment dans le cadre de la politique de substitution aux importations — revendique un accord actualisé, à même de valoriser ses nouvelles capacités productives.

La question devrait continuer d'occuper une place centrale dans la politique étrangère algérienne dans les mois à venir, à mesure qu'Alger cherche à faire de l'UE un partenaire économique plus équitable.

 

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