FR AR
Partager sur :

Grand Est : plus de 3 700 manifestants à Nancy et un millier à Metz malgré l'interdiction préfectorale

Nancy / Metz / Strasbourg — Ce samedi 24 octobre 2026, la région Grand Est a connu l'une des plus fortes mobilisations de ces dernières semaines. Malgré les interdictions de manifester prononcées par les préfectures de Meurthe-et-Moselle, de Moselle et des Vosges, la population est massivement descendue dans les rues.

Nancy : plus de 3 700 manifestants malgré l'interdiction

À Nancy, le rassemblement s'est tenu place de la République à partir de 13 heures. Malgré l'interdiction préfectorale, plus de 3 700 manifestants ont répondu présent selon les chiffres de la police, un nombre bien supérieur aux attentes des autorités. Le mouvement réunit lycéens, étudiants, enseignants, syndicats et citoyens mobilisés contre la vie chère et pour soutenir les revendications de la jeunesse.

Metz : plus d'un millier de personnes place de la République

À Metz, le rassemblement a commencé place d'Armes à 13 heures avant de se déplacer place de la République, où plus d'un millier de personnes se sont rassemblées. Une troisième heure de mobilisation était prévue place de la Comédie en soirée. La situation a été observée de près par les autorités mosellanes, qui avaient également prononcé une interdiction de manifester.

Strasbourg : recours en justice et rassemblement place Kléber

À Strasbourg, des manifestants ont saisi le tribunal administratif pour contester l'arrêté d'interdiction. La décision de justice n'avait pas encore été rendue en cours de journée. En parallèle, des rassemblements étaient organisés place Kléber, place de la Bourse et devant l'hôtel du préfet, ainsi qu'au niveau du Parlement européen — symbole fort choisi par les organisateurs.

Un mouvement qui s'inscrit dans la durée

Cette journée du 24 octobre est la deuxième grande journée de mobilisation régionale après celle du 17 octobre. Le mouvement lycéen, actif depuis début octobre en Lorraine, a progressivement élargi sa base avec le soutien des parents d'élèves, des enseignants, des étudiants et de plusieurs organisations syndicales. La dynamique nationale — nourrie par les événements du 17 octobre et l'attentat de Trappes du 23 octobre — donne un écho supplémentaire à cette contestation locale.

Les autorités régionales suivent la situation de près, dans un contexte sécuritaire tendu à l'échelle nationale.

Sources : France 3 Grand Est, Les Voitures (carte des manifestations), Titres Presse Lorraine — 24 octobre 2026

Partager sur :