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Algériens en préfecture : rendez-vous introuvables, dossiers non enregistrés, les obstacles dénoncés par les avocats

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Obtenir un rendez-vous, faire enregistrer un dossier, comprendre un refus : pour de nombreux ressortissants algériens, la régularisation en préfecture est devenue un parcours semé d'obstacles. C'est le constat dressé en octobre par un cabinet d'avocats parisien spécialisé en droit des étrangers.

Un régime spécifique fondé sur l'accord franco-algérien

Les Algériens ne relèvent pas du régime général applicable aux autres étrangers. Leur situation est régie par l'accord franco-algérien de 1968, qui encadre notamment la délivrance des titres de séjour, la vie privée et familiale et l'admission au séjour par le travail. Cette spécificité complique parfois l'application des textes par les services préfectoraux, d'après les praticiens du droit.

Quatre difficultés récurrentes

Selon le cabinet, les demandeurs se heurtent à des délais très longs pour obtenir un rendez-vous, à des refus d'enregistrement des demandes, à des dossiers jugés incomplets sans explication claire et à des décisions défavorables fondées sur des critères restrictifs. À cela s'ajoutent des refus implicites, des silences prolongés de l'administration et un accès difficile aux plateformes en ligne.

Dans certains cas, des personnes doivent saisir le tribunal administratif simplement pour que leur demande soit enregistrée ou pour faire respecter des droits procéduraux élémentaires.

Un contexte de durcissement

L'auteur relie ces difficultés à une politique migratoire plus ferme : contrôles administratifs renforcés, limitation de la régularisation par le travail et objectif politique assumé de réduire les admissions. Associations et avocats dénoncent une lecture de plus en plus restrictive des textes par certaines préfectures. Le texte ne fournit en revanche aucun chiffre sur le nombre de demandes, de refus ou sur les délais constatés ; il s'agit d'un point de vue de praticiens, non d'une statistique officielle.

Quels réflexes adopter ?

Les professionnels recommandent de conserver la trace de chaque démarche : captures d'écran des tentatives de prise de rendez-vous, accusés de réception, courriers recommandés. Ces éléments peuvent s'avérer décisifs en cas de recours. Un refus d'enregistrement ou un silence prolongé de l'administration peut être contesté, avec l'aide d'un avocat ou d'une association spécialisée.

Pour les Algériens installés en France, souvent depuis de longues années, ces obstacles administratifs pèsent sur l'accès à l'emploi, au logement et à la vie familiale. La question de l'égalité d'accès au guichet reste, au-delà des débats politiques, un enjeu concret de droit.

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