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Tunisie : croissance de 2,4 % au premier semestre 2026 et chômage ramené à 14,9 %

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — La Tunisie affiche une croissance du produit intérieur brut de 2,4 % au premier semestre 2026 et un taux de chômage de 14,9 %, contre 15,3 % un an plus tôt. Ces chiffres ont été présentés lors d'un conseil ministériel consacré au budget économique 2027, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, selon La Presse de Tunisie.

Des indicateurs en légère amélioration

Le ministre de l'Économie et de la Planification, Samir Abdel Hafidh, a détaillé une progression de 2,3 % du PIB au deuxième trimestre 2026 en glissement annuel, et de 1,4 % par rapport au premier trimestre. Le recul du chômage prolonge une baisse amorcée au premier trimestre 2025. L'inflation reflue, les réserves en devises sont jugées acceptables, et les investissements directs étrangers ainsi que les énergies renouvelables progressent.

Agriculture, industrie, tourisme

L'agriculture a bénéficié d'une production en hausse, notamment pour les céréales et l'huile d'olive. Les industries mécaniques et électriques ont affiché de bonnes performances, avec un potentiel à l'exportation et à l'emploi. Le tourisme est décrit comme résilient. Ces secteurs, très liés à l'Europe et à la France en particulier, concernent directement les échanges entre la Tunisie et sa diaspora.

Les priorités du budget 2027

Le budget économique 2027 doit s'aligner sur le Plan de développement 2026-2030. Parmi les priorités : soutenir l'investissement public et privé, améliorer l'environnement des affaires, renforcer la compétitivité et la souveraineté économique, développer les ressources propres et diversifier les financements. Le gouvernement veut aussi accélérer la transformation numérique et soutenir la recherche et l'innovation. Les projets seront hiérarchisés selon leur maturité, leur faisabilité, leurs financements et leur impact économique et social.

Un contexte international incertain

Les autorités reconnaissent un environnement marqué par un ralentissement relatif de la croissance mondiale, des tensions géopolitiques et commerciales, et la volatilité des prix des matières premières et des hydrocarbures. Une croissance de 2,4 % reste modeste face aux besoins d'emploi, et un chômage de près de 15 % demeure élevé, en particulier chez les jeunes diplômés.

À surveiller

L'enjeu des prochains mois sera de transformer ces orientations en projets concrets, financés et suivis. La réalité de la baisse du chômage et la capacité à attirer des investissements seront les meilleurs juges de la stratégie.

Source : La Presse de Tunisie (19 août 2026).

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