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#FikraMRE : la diaspora marocaine propose ses idées pour créer un million d'emplois d'ici 2030

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Une campagne baptisée #FikraMRE a invité les Marocains du Maroc et de l'étranger à proposer une idée pour créer des emplois. Les contributions seront compilées dans un livre blanc destiné au prochain gouvernement, selon Morocco World News (22 septembre 2026).

Une initiative venue de la diaspora

La campagne a été lancée par Ahmed Larouz, Houda Znibaa et Karim Basrir, qui travaillent ensemble au sein du Diaspora Investors Forum. Ahmed Larouz, installé depuis plus de vingt-cinq ans entre les Pays-Bas et le Maroc, dirige ClimateLaunchpad Morocco. Pendant dix jours, chacun pouvait déposer une idée (entreprise, compétence, investissement) via fikramre.com ou les réseaux sociaux. Les contributions sont arrivées en arabe, en darija, en français, en néerlandais et en anglais.

Cinq thèmes qui reviennent

Parmi les propositions récurrentes : un registre ou centre de mise en relation entre professionnels de la diaspora et entreprises marocaines ; un parcours entièrement numérique pour créer une entreprise ; l'investissement dans des champions industriels et des PME ; une meilleure orientation des jeunes ; et une réponse à la tarification carbone européenne, qui touchera les exportateurs marocains.

Des chiffres qui rappellent l'enjeu

Les Marocains de l'étranger ont envoyé 122,023 milliards de dirhams (environ 12,2 milliards de dollars) en 2025, selon l'Office des changes, soit 2,6 % de plus qu'en 2024. L'objectif affiché est de recueillir des idées susceptibles de contribuer à un million d'emplois d'ici 2030.

Comment les idées sont traitées

Une intelligence artificielle traduit et classe les contributions par grands piliers, sous la supervision de trois bénévoles ; la sélection finale reste humaine. Seuls les tests, doublons et contributions sans consentement sont écartés. Les organisateurs veulent présenter le livre blanc au gouvernement, aux partis qui le forment et aux parlementaires, puis suivre les propositions retenues et organiser des groupes de discussion dans des villes à l'étranger.

Une question de reconnaissance

Pour Ahmed Larouz, le problème n'est pas le manque d'idées mais le manque d'écoute. Il rappelle que l'article 17 de la Constitution de 2011 garantit aux Marocains de l'étranger la pleine citoyenneté, y compris le droit de vote, exercé cette fois par procuration via la plateforme E-Procuration du ministère de l'Intérieur. Reste à voir si le prochain gouvernement donnera suite à ces propositions.

Source : Morocco World News, 22 septembre 2026.

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