La quatrième étape du Marathon des Sables, disputée ce mercredi, a confirmé son statut de passage à la fois le plus exigeant et le plus déterminant de cette édition. Longue de 100,9 kilomètres, cette étape mythique s’est imposée comme un véritable juge de paix, mettant à l’épreuve les capacités physiques et mentales des concurrents dans un environnement désertique implacable. Entre dunes interminables et chaleur accablante, elle a imposé une gestion rigoureuse de l’effort, que seuls les athlètes les plus expérimentés ont su maîtriser.
Chez les hommes, la bataille a été particulièrement intense jusqu’aux derniers mètres. Mohamed El Morabity a fait la différence grâce à une prestation de très haut niveau, bouclant l’étape en 8 heures, 24 minutes et 32 secondes. Il devance de justesse le Français Ludovic Pommeret, qui a franchi la ligne en 8 heures, 24 minutes et 44 secondes. Rachid El Morabity complète le podium avec un temps de 8 heures et 39 minutes, confirmant une nouvelle fois sa régularité dans ce type de défis extrêmes.
À l’issue de cette étape charnière, le classement général commence à se préciser, malgré des écarts toujours serrés. Mohamed El Morabity occupe la première place avec un temps cumulé de 16 heures, 7 minutes et 55 secondes, suivi de son frère Rachid El Morabity, deuxième en 16 heures, 26 minutes et 20 secondes. Ludovic Pommeret se classe troisième avec un chrono global de 16 heures, 33 minutes et 34 secondes.
Dans la catégorie féminine, la Française Maryline Nakache s’est illustrée en remportant cette quatrième étape en 10 heures, 2 minutes et 22 secondes. Elle devance la Marocaine Aziza El Amrany, deuxième en 11 heures et 40 minutes, tandis que la Japonaise Tomomi Bitoh prend la troisième place avec un temps de 13 heures, 25 minutes et 13 secondes.
Au classement général féminin, Maryline Nakache conforte sa position de leader avec un temps total de 19 heures, 50 minutes et 5 secondes. Aziza El Amrany occupe la deuxième place en 22 heures, 32 minutes et 12 secondes, alors que Tomomi Bitoh complète le podium avec un cumul de 26 heures, 17 minutes et 42 secondes.
Alors que la compétition entre dans sa phase décisive, la pression s’intensifie sur les organismes, et la moindre défaillance peut coûter très cher. Plus que jamais, la gestion de l’effort et la solidité mentale seront déterminantes dans une course où seuls les plus endurants et les plus stratèges peuvent prétendre aux premières places.