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LA CAN 2025 : LE MAROC AVANCE PAR Said CHARCHIRA

 

Desldorf - Allemagne - L’organisation de la 35eme édition de la coupe d’Afrique des Nations « CAN », accueillie avec bienveillance et ferveur par le Royaume du Maroc, fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le Maroc a réalisé sur la voie du développement et du progrèsLes milliards de téléspectateurs à travers le monde ont pu constater pendant un mois de festivités, le reflet d’un peuple et d’un leadership fédérateur. Cela inspire considération, estime et respect.

Le Maroc a depuis longtemps compris que le football moderne est une compétition mondiale qui nécessite une bonne et stricte gouvernance, un arbitrage crédible, la formation d’élites et un environnement sain. C’est pourquoi il a entrepris un grand effort pour mettre en place une infrastructure footballistique moderne au standard international.

Malgré, le climat délétère autour de lui, le dénigrement systématique, les accusations masquées sous le vernis du sport, les tentatives de discrédit, la remise en cause systématiques des infrastructures, le soupçon de corruption ainsi qu’une hostilité médiatique et politique à peine voilée, la compétition a été un succès indéniable. Le Maroc est devenu une preuve vivante qu’un autre chemin est possible. Cet état de chose dérange, c’est pourquoi le Maroc est constamment attaqué.

En effet, chacune de ses victoires économiques, diplomatiques ou sportives se transforme en procès. Mais à l’occasion de la CAN, le monde entier a pu voir à quel point certains comportements sont primaires et combien certains esprits sont encombrés de croyances d’un autre âge. Ces gens n’ont pas compris qu’il s’agit de l’image du continent africain auquel le Maroc œuvre pour qu’il soit uni et solidaire en vue d’amorcer son développement économique et humain.

Mais, le Maroc et les Marocains demeurent persuadés que les desseins hostiles ne parviendront jamais à leurs fins. Le Maroc et son peuple ne se laisseront pas entrainer dans la rancœur et la discorde, car rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains. Il est certain qu’une fois la passion, causée par ces fâcheux incidents retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi africaine.

Dépositaire d’une tradition culturelle de tolérance, de bienveillance et fière d’une histoire millénaire et exceptionnelle, le Maroc demeure le promoteur d’une politique qui fait de la solidarité africaine et l’essor du continent africain des axes prioritaires de sa vision stratégique. Malgré la haine et le dénigrement, le Maroc continuera à œuvrer pour les valeurs qu’il défend et les perspectives qu’il s’est donné.

Il est certain que, le Maroc et les Marocains ne peuvent plus se permettre de voir leur élan freiné. Ce n’est pas une question ni d’orgueil, ni d’émotion. C’est une question de survie stratégique. Le Maroc et les Marocains n’ignorent pas que leur gentillesse, leur hospitalité, leur volonté permanente de tendre la main, même quand celle-ci est repoussée, sont malheureusement interprétées par certains comme une faiblesse. Ils savent aussi, que le Maroc investi, accueille, facilite, mais en retour, il ne récolte trop souvent que des insultes, du mépris, des procès d’intention et une hostilité à peine déguisée. Malgré tout, le Maroc et les Marocains demeurent généreux et patients.

Personne n’est dupe, tout le monde sait qu’il ne s’agit pas ici des détails d’un matche ou d’une décision arbitrale, mais d’un réflexe de haine et de jalousie. Car la CAN n’est pas un problème en soi, elle n’est qu’un révélateur d’un symptôme et d’un malaise beaucoup plus profond.  Ce qui est en jeu, ce n’est pas un trophée, c’est la place du Maroc, c’est sa trajectoire, c’est sa decision de ne plus évoluer dans une temporalité mentale d’un autre âge et dans un cycle classique fait d’excuses, de promesses non tenues et de dépendance. 

Au contraire, le Maroc a fait le choix d’une vision à long terme, le choix d’investissements structurants avec d’efforts de classe mondiale : des zones industrielles intégrées, des réseaux routiers et ferroviaires modernes, une industrie automobile et aéronautique destinée à l’export, une finance structurée et une énergie renouvelable à grande échelle.

C’est dire que le Maroc avance vite. Peut-être trop vite pour certains pays qui ne veulent pas vraiment changer. Ils préfèrent les slogans aux faits mesurables. S’ils parlent de développement, ils bloquent toute réforme sérieuse. Alors qu’ils vivent sous supervision, ils parlent de souveraineté. En un mot, cette petite poignée de pays ne supporte pas ceux qui prouvent que la fatalité n’existe pas.

D’ailleurs, tout le monde sait que géopolitiquement, le Maroc est déjà dans une autre dimension : coopération militaire et sécurité régionale, diplomatie d’influence et lutte contre le terrorisme, technologie et renseignement ainsi solidarité continentale.

Le Maroc ne va pas ralentir volontairement son développement pour rassurer ses voisins. Car, la culpabilisation est une arme politique dont le développement exige de s’en débarrasser. En effet, quand le Maroc progresse plus que les autres, il devient une cible. Mais, il sait que ces accusations, ces soupçons et ces polémiques ne sont pas émotionnels, elles sont stratégiques. C’est, en effet une manière de rééquilibrer artificiellement un rapport de force perdue.  Le Maroc en fait l’expérience, mais ce mécanisme finira par disparaitre. Le Maroc n’est pas un pays périphérique, c’est un pays qui évolue entre plusieurs mondes : l’Afrique, l’Europe, la méditerranée, l’Atlantique et le Moyen-Orient. Pour jouer son rôle il doit choisir ses priorités

Le Royaume a fait le choix d’être un pays développé, souverain et respecté dans ses choix. Comme toutes les nations qui progressent, le Maroc accepte d’être critiqué, parfois détesté, mais toujours respecté. Comme toutes les nations, le Maroc sait que le développement exige de la patience et du courage. Le Maroc en a beaucoup.

 

Düsseldorf, le 24 Janvier 2026

Said Charchira

 

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