Partager sur :

Le CFCM Répond à l'Annonce sur la Fin des Imams Détachés : Défis et Engagements

Darmanin -Imams

Le CFCM a réagi à l'annonce de la fin des imams détachés en France en janvier 2024, rappelée par le président Macron. Dans un communiqué, le CFCM a souligné que cette question est régie par des accords bilatéraux et qu'il ne commentera que sur les principes généraux. Il a mentionné que sur les 270 imams étrangers actuellement en France, représentant moins de 10 % du total, le culte musulman est confronté à des défis financiers et structurels. Le CFCM, reformé en 2023, s'engage à contribuer à la recherche de solutions, impliquant des aspects financiers, organisationnels et législatifs.

Voici le communiqué de CFCM : 
 

Sur la question des « imams détachés » 


Le 18 février 2020, le président de la République, M. Emmanuel Macron avait annoncé la fin des imams détachés en janvier 2024. Cette décision vient d’être rappelée dans un courrier adressé par le ministre de l’intérieur aux pays concernés. Dans ce courrier, il est précisé le devenir des imams détachés actuellement en France et le cas des imams détachés pour la période du mois de Ramadan.

S’agissant d’une question régie par différends accords bilatéraux entre la France et les pays concernés, le CFCM n’entend réagir que sur les principes généraux qui entourent la question des imams venus de l’étranger sans se prononcer sur les cas d’espèces qui se présentent. 

S’agissant des chiffres, environ 270 imams étrangers sont détachés en France, soit moins de 10 % de l’ensemble des imams en exercice. 

D’une manière générale, tous les cultes de France sont confrontés à un manque de ministres de culte français, et ce pour des raisons différentes d’un culte à l’autre. Sur les 7000 prêtres catholiques de moins de 75 ans actifs en France, 2000 viennent de l’étranger. 

Le culte musulman fait face à de nombreux défis en la matière. Avec la précarité du statut de l’imam et l’incapacité financière de nombreuses mosquées à recruter des imams avec des salaires décents, il est difficile de susciter des vocations. De même, les candidats inscrits dans les modestes instituts de formation existants, n’ont pas le statut étudiant. Ils ne peuvent donc pas prétendre à une vie estudiantine normale ni à un diplôme reconnu à la fin de leurs études. 

Ces difficultés, identifiées depuis longtemps, appellent une réflexion sérieuse quant aux solutions possibles. Elles ne sont pas que financières, elles sont aussi d’ordre organisationnel, juridique et législatif.

Le nouveau CFCM, né de la réforme de l’instance représentative du culte musulman en mars 2023, ainsi que les responsables locaux des centaines de mosquées qu’il représente, entendent prendre toute leur part dans la recherche et la mise en œuvre de ces solutions.

Paris, le 30 décembre 2023 
Le Conseil Français du Culte Musulman

Partager sur :