FR AR
Partager sur :

CAN 2025 : la mise en garde du ministère de l’Intérieur avant les quarts de finale pour éviter de nouveaux débordements

Algérie - CAN26 - Incidents

 

 

Maglor - La Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de faire vibrer les supporters à travers la France. Mais après les scènes de liesse observées le 6 janvier, notamment à l’issue de la qualification de l’Algérie pour les quarts de finale, les autorités redoutent une répétition des débordements. Face à cette situation, le ministère de l’Intérieur a décidé de hausser le ton.

Dans un courrier adressé à l’ensemble des préfets et consulté par plusieurs médias, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez appelle à une vigilance renforcée à l’approche des quarts de finale, programmés les 9 et 10 janvier, ainsi que des demi-finales prévues le 14 janvier.

Des célébrations qui ont dégénéré

Si la qualification algérienne a donné lieu à des scènes de joie dans de nombreuses villes, certains rassemblements ont rapidement dégénéré.
À Paris, dans le quartier de Barbès, l’utilisation de fumigènes a conduit la RATP à fermer temporairement une station de métro pour des raisons de sécurité.
À Lille, des mortiers d’artifice ont été tirés en direction des forces de l’ordre, blessant légèrement un policier lors d’une intervention.
À Lyon, des dégradations ont également été signalées en marge des festivités.

Ces incidents, bien que limités, ont suffi à alerter les autorités sur les risques liés aux prochains matchs à fort enjeu.

Des consignes claires aux préfets

Dans sa lettre, Laurent Nuñez rappelle que les rassemblements spontanés liés à la CAN témoignent d’un réel engouement populaire, mais qu’ils peuvent aussi « générer des troubles à l’ordre public ». Le ministre demande ainsi aux préfets de mobiliser l’ensemble des services de l’État afin d’anticiper et prévenir tout débordement.

Parmi les mesures encouragées :

  • des arrêtés préfectoraux interdisant la vente et la circulation d’engins pyrotechniques et de mortiers d’artifice ;
  • une répression ferme contre les rodéos urbains et les entraves à la circulation ;
  • une surveillance accrue des points de rassemblement habituels après les matchs.

Un volet sécuritaire et judiciaire assumé

Le courrier évoque également l’application stricte des règles en matière de sanctions administratives, notamment à l’encontre des étrangers impliqués dans des troubles à l’ordre public, avec la possibilité de retrait ou de dégradation de titres de séjour, en lien avec l’autorité judiciaire.

Un point sensible, qui relance le débat sur l’équilibre entre sécurité, libertés publiques et risque de stigmatisation.

Entre passion du football et impératif d’ordre public

La CAN reste un événement sportif majeur, fédérateur pour des millions de supporters. Pour les autorités, l’enjeu est désormais clair : permettre aux célébrations de se dérouler dans un cadre sécurisé, sans empêcher l’expression populaire ni laisser place aux violences.

Laurent Nuñez a conclu son courrier par un message manuscrit appelant les préfets à la plus grande vigilance. Un signal fort à l’approche de matchs décisifs, alors que la passion du football africain continue de faire battre le cœur des villes françaises.

Partager sur :