Maglor.fr- Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a repris en main, en ce début du mois de septembre 2026, les dossiers sensibles de l'investissement, du foncier industriel et des importations. Cette mobilisation présidentielle témoigne de la volonté d'Alger d'accélérer la transformation de son modèle économique et de réduire la dépendance aux revenus des hydrocarbures.
L'investissement, priorité nationale
Le Président Tebboune a présidé des réunions de haut niveau consacrées à la dynamisation de l'investissement privé national et étranger. Les discussions ont porté sur les obstacles administratifs et bureaucratiques qui freinent encore l'essor des projets, notamment l'accès au foncier industriel, la lourdeur des procédures d'approbation et les délais de raccordement aux réseaux d'infrastructure. Des mesures de simplification sont attendues dans les prochaines semaines pour fluidifier le parcours des investisseurs.
Le foncier industriel, nœud gordien
Le foncier industriel reste l'un des principaux goulots d'étranglement de l'investissement en Algérie. Malgré la création de zones industrielles et de parcs d'activités économiques, l'accès aux terrains reste difficile pour de nombreux porteurs de projets, en raison d'une gestion parfois opaque et de procédures longues. Le président a demandé des comptes aux responsables concernés et exigé des solutions rapides pour débloquer les projets en souffrance.
Les importations dans le viseur
Le dossier des importations a également été abordé dans le cadre d'un plan visant à réduire la facture d'importation et à favoriser la production nationale. L'Algérie cherche à développer ses capacités de substitution aux importations dans des secteurs stratégiques comme l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique et les matériaux de construction. Cette politique vise à préserver les réserves de change tout en stimulant l'emploi local.
Des réformes attendues
Cette offensive présidentielle sur les dossiers économiques intervient dans un contexte où l'Algérie cherche à diversifier son économie avant que les revenus pétroliers ne commencent à décliner. La dépendance aux hydrocarbures, qui représentent encore plus de 90% des exportations, reste le talon d'Achille de l'économie algérienne. Les réformes engagées par Tebboune visent à jeter les bases d'un nouveau modèle économique plus résilient et plus inclusif.