Ecrit Par Maglor — La Tunisie vit une rentrée de septembre 2026 contrastée : si les indicateurs économiques témoignent d'un regain d'intérêt des partenaires européens, la situation sociale intérieure reste marquée par des tensions persistantes.
Un rebond des échanges commerciaux avec la France
Selon les données publiées par la Direction générale du Trésor français, les exportations françaises vers la Tunisie ont progressé de +10,2% au premier semestre 2026, en glissement annuel. Ce chiffre positif traduit une reprise des échanges bilatéraux après une période de tensions diplomatiques et de ralentissement économique. Les secteurs les plus dynamiques restent l'industrie manufacturière, l'agroalimentaire et les équipements industriels.
Cette progression est également le reflet de la stratégie tunisienne de diversification de ses partenariats économiques, avec une ouverture vers l'Europe mais aussi vers l'Afrique subsaharienne et les pays du Golfe.
Rentrée scolaire et tensions sociales
La rentrée scolaire 2026-2027 a eu lieu dans un climat social électrique. Des marches de protestation ont été organisées dans plusieurs villes du pays pour réclamer emploi, développement et dignité. Ces mobilisations, portées principalement par des jeunes et des associations de chômeurs diplômés, témoignent du malaise profond qui traverse une partie de la société tunisienne.
Par ailleurs, la SNCFT (Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens) a annoncé la suspension du train international Tunis-Annaba, une décision qui affecte les liaisons avec l'Algérie et illustre les difficultés des infrastructures de transport en Tunisie.
Diplomatie : vers de nouveaux horizons
Sur le plan diplomatique, le ministre de l'Éducation Noureddine Nouri a rencontré l'Ambassadeur de la République populaire de Chine en Tunisie, dans le cadre du renforcement de la coopération éducative sino-tunisienne. Cette rencontre s'inscrit dans la politique d'ouverture tous azimuts que mène Tunis pour diversifier ses partenariats et réduire sa dépendance à l'égard de l'aide internationale.
La Tunisie entre ainsi dans l'automne 2026 avec des signaux économiques encourageants mais une équation sociale qui reste préoccupante, exigeant des réponses politiques à la hauteur des attentes de la population.