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France : violences lors des manifestations du 17 octobre, Macron et Lecornu réagissent fermement

Paris – Les manifestations du vendredi 17 octobre 2026 ont donné lieu à des débordements et des actes de violence qui ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique française.

L'Élysée et le gouvernement : ligne ferme

Le président Emmanuel Macron a déclaré dès le lendemain que "ceux qui ont détruit doivent payer", affichant une posture intransigeante. Dans la soirée du 18 octobre, une réunion s'est tenue à l'Élysée en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et des ministres concernés, suivie d'une adresse aux Français.

Le Premier ministre Lecornu a dénoncé l'action de "l'ultragauche", pointant la responsabilité de groupes radicaux dans les dégradations constatées. Cette prise de position a relancé le débat sur la gestion du maintien de l'ordre lors des rassemblements.

Le Sénat et les maires mobilisés

Au Parlement, plusieurs sénateurs ont réclamé l'ouverture d'une commission d'enquête et l'organisation d'un débat au titre de l'article 50-1 de la Constitution. L'Association des maires de France a quant à elle appelé à des rassemblements devant les mairies le lundi midi suivant, en signe de fermeté républicaine.

Contexte politique : vers la présidentielle 2027

Ces événements surviennent dans un contexte politique tendu, à moins d'un an de la présidentielle. Selon un sondage Elabe réalisé du 14 au 16 octobre 2026, Marine Le Pen se placerait en tête au premier tour avec 32,5 % des intentions de vote dans certains scénarios. Jean-Luc Mélenchon, lui, porte la revendication d'abaisser le droit de vote à 16 ans, dans le sillage des mobilisations de la jeunesse. Le Rassemblement national a par ailleurs saisi le Conseil constitutionnel pour tenter d'écarter Richard Ferrand, une démarche contestée par plusieurs juristes.

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