Rome – L'Italie traverse une période de tensions budgétaires et économiques qui place la présidente du Conseil Giorgia Meloni sur un front européen délicat en ce début octobre 2026.
Meloni écrit à Von der Leyen sur l'inflation
Le 2 octobre 2026, la cheffe du gouvernement italien a adressé une lettre formelle à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui demandant de tenir compte des effets d'une inflation plus forte que prévu sur les finances publiques italiennes. Meloni a notamment pointé la hausse automatique des dépenses liées aux retraites et aux prestations sociales, qui grève les comptes de l'État au-delà des prévisions initiales.
Cette démarche doit être examinée lors des prochaines réunions de l'Ecofin et du Conseil européen, dans un contexte où Bruxelles surveille de près les trajectoires budgétaires des États membres.
Un déficit en creusement
Les chiffres confirment la pression sur les finances publiques : le déficit de l'État italien a atteint 27 milliards d'euros en septembre 2026, contre 25,49 milliards un an auparavant. Le déficit public global avait été établi à 3,1 % du PIB en 2025, un niveau qui reste sous surveillance des institutions européennes.
Une croissance modeste
Sur le plan économique, la croissance du PIB italien s'est établie à 0,3 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Les prévisions pour 2027 ont été légèrement révisées à la baisse, dans un environnement européen marqué par la faible demande et les pressions protectionnistes mondiales.
Par ailleurs, les catastrophes naturelles et industrielles ont généré des dommages estimés à 12 milliards d'euros pour l'année 2026, dont seulement 30 % seraient couverts par des assurances, selon l'ANIA (Association nationale des assureurs italiens).
Sources : Boursorama, Agenzia Nova, Trésor français — octobre 2026