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Naturalisation 2026 : niveau B2, examen civique et droit de timbre à 255 euros, ce qui change pour les candidats

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Pour déposer une demande de naturalisation en France en 2026, il ne suffit plus de parler français : un niveau B2 est désormais exigé pour toute demande déposée depuis le 1er janvier 2026, selon les informations juridiques publiées par des cabinets spécialisés. Cette règle concerne aussi la réintégration par décret et la déclaration par mariage.

Le niveau B2 et ses justificatifs

Le niveau B2 correspond à une maîtrise avancée de la langue. Il doit être prouvé par un diplôme français ou par un test reconnu (TCF, TEF, DELF B2) datant de moins de deux ans. Le test de langue constitue un coût supplémentaire pour le candidat, qui doit aussi prévoir le temps de préparation nécessaire.

Un examen civique pour la voie par décret

Pour la naturalisation par décret, un examen civique prend la forme d'un questionnaire de 40 questions portant sur l'histoire, les institutions et les valeurs de la République. Le seuil de réussite annoncé est de 80 %. L'attestation de réussite devient une pièce obligatoire du dossier, sans remplacer l'entretien d'assimilation.

Un droit de timbre multiplié par plus de quatre

Le droit de timbre passe de 55 à 255 euros pour une demande de naturalisation ou de réintégration à compter du 1er mai 2026. Les frais de test de langue et d'examen civique s'y ajoutent. Pour une famille, la facture peut devenir significative.

Une instruction plus stricte

Selon les sources spécialisées, une circulaire de mai 2025 renforce le contrôle de l'insertion professionnelle et du respect des valeurs républicaines, ce qui augmenterait le nombre d'ajournements. Une dispense reste possible pour certains motifs de santé ou de handicap, sur justificatif médical. En cas de refus ou d'ajournement, un recours administratif préalable doit être adressé au ministre de l'Intérieur dans un délai de deux mois ; en cas de rejet, le tribunal administratif de Nantes est compétent.

Ce que cela signifie pour les ressortissants maghrébins

Les Marocains figurent parmi les premiers bénéficiaires de naturalisations françaises, et de nombreux Algériens et Tunisiens engagent aussi cette démarche. Les nouvelles exigences risquent d'être plus difficiles à franchir pour les personnes arrivées tard en France, les travailleurs aux horaires contraints ou les parents âgés peu scolarisés. Elles renforcent l'intérêt des cours de français et des préparations civiques proposés par les associations.

Ces informations proviennent de sites privés de conseil juridique, qui précisent que leurs contenus sont généraux. Les candidats sont invités à vérifier les textes officiels, à consulter le site du ministère de l'Intérieur ou à demander l'avis d'un avocat avant de déposer ou de compléter un dossier, certaines préfectures demandant par ailleurs des pièces complémentaires.

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