Maglor - Dans un contexte international où le dossier du Sahara marocain continue de mobiliser les chancelleries du monde entier, la Grèce vient d'apporter une nouvelle caution diplomatique de poids à la proposition marocaine d'autonomie. Le 7 septembre 2026, à l'issue d'une rencontre bilatérale à Athènes entre le ministre grec des Affaires étrangères, M. George Gerapetritis, et son homologue marocain, M. Nasser Bourita, la Grèce a réaffirmé avec force son soutien à la solution marocaine.
Une position grecque sans ambiguïté
M. Gerapetritis a déclaré que la proposition marocaine d'autonomie "constitue une contribution sérieuse et crédible au processus onusien en cours" et qu'elle "pourrait constituer la solution la plus réalisable" pour le règlement définitif de ce différend régional. La Grèce a également précisé que, conformément à la position commune de l'Union européenne, elle "soutient pleinement les efforts consentis par l'Envoyé personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour la conduite de négociations, sur la base de la proposition marocaine d'autonomie, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable".
Un appui depuis le Conseil de sécurité
Ce soutien prend une dimension supplémentaire au regard du statut actuel de la Grèce au sein des Nations Unies. En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2025-2026, Athènes dispose d'un droit de vote sur les résolutions relatives au Sahara marocain. M. Gerapetritis a souligné que son pays "salue l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de Sécurité des Nations Unies", dernière résolution ayant reconduit le mandat de la MINURSO et confirmé le cadre de négociation fondé sur le plan d'autonomie marocain.
Cette prise de position depuis un siège au Conseil de sécurité n'est pas anodine. Elle signifie que la Grèce, loin de se contenter d'un soutien rhétorique, accompagne concrètement le Maroc dans les instances décisionnelles les plus élevées de la communauté internationale.
La dynamique internationale impulsée par Sa Majesté le Roi
Le chef de la diplomatie grecque a expressément inscrit le soutien d'Athènes dans "la dynamique internationale impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, en faveur d'un règlement définitif de ce différend régional, sur la base du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine". Cette référence directe au souverain marocain illustre la reconnaissance internationale du rôle moteur joué par le Maroc dans la recherche d'une solution négociée.
Depuis plusieurs années, le Royaume du Maroc a intensifié sa diplomatie active, multipliant les visites de haut niveau, les accords bilatéraux et les déclarations d'appui de la part de partenaires stratégiques. La visite de Bourita à Athènes s'inscrit dans cette stratégie de consolidation du soutien européen.
Le consensus des 27 États membres de l'UE conforté
Le soutien grec vient conforter le consensus des 27 États membres de l'Union européenne autour de l'approche marocaine. L'UE, dans ses positions officielles, considère la proposition d'autonomie comme "sérieuse et crédible". Le fait que chaque État membre, y compris ceux siégeant temporairement au Conseil de sécurité, traduise cette position en actes diplomatiques concrets représente une avancée significative pour le Maroc.
Cette unanimité européenne contraste avec les divisions qui prévalaient il y a encore une décennie, et témoigne du travail de fond mené par la diplomatie marocaine pour rallier les capitales européennes une à une.
Perspectives
À l'approche du prochain cycle de négociations sous l'égide de l'ONU, ce soutien grec consolide le rapport de forces favorable au Maroc. La proposition d'autonomie, présentée en 2007, a progressivement gagné en légitimité internationale, jusqu'à devenir, aux yeux de la majorité des acteurs concernés, la seule issue réaliste à un conflit qui dure depuis plus de cinq décennies. Pour le Maroc, chaque déclaration de ce type est un signal clair envoyé à la communauté internationale : le plan d'autonomie est désormais un consensus qui transcende les frontières et les appartenances géopolitiques.