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Italie : près de 500 000 visas de travail d'ici 2028, une porte entrouverte pour les travailleurs maghrébins

Illustration Maglor

Ecrit Par Maglor — Alors que la France durcit la plupart de ses règles d'entrée et de séjour, l'Italie avance dans la direction inverse. Relayé le 12 octobre 2026 par La Presse de Tunisie, le plan italien prévoit près de 500 000 visas de travail pour des ressortissants de pays non européens d'ici 2028. Un dispositif qui intéresse directement de nombreux candidats marocains, algériens et tunisiens.

Un plan triennal de grande ampleur

Annoncé par le gouvernement italien le 30 juin 2025, le décret-flux pour la période 2026-2028 autorise 497 550 nouvelles entrées de travailleurs étrangers. Pour la seule année 2026, le quota s'élève à 164 850 permis de travail, ce qui laisse environ 332 700 entrées pour 2027 et 2028 réunies. La période précédente, de 2023 à 2025, avait déjà permis l'autorisation de plus de 450 000 permis. Il s'agit de la deuxième expansion majeure des voies d'immigration légale sous la présidence du Conseil de Giorgia Meloni.

Quels secteurs sont concernés ?

Le dispositif cible principalement des secteurs en tension : l'agriculture, la construction et les soins aux personnes âgées. Ces métiers, souvent peu attractifs pour la main-d'œuvre locale, connaissent des pénuries chroniques dans un pays confronté à un vieillissement démographique rapide et à un recul de sa population active. Les employeurs italiens, notamment dans les exploitations agricoles du Sud et les entreprises du bâtiment du Nord, réclament depuis des années un assouplissement des quotas.

Une logique de migration encadrée

La politique italienne repose sur une double approche. D'un côté, le gouvernement affiche une ligne ferme contre l'immigration irrégulière, notamment sur la route de la Méditerranée centrale. De l'autre, il ouvre des canaux légaux, sur contrat de travail, pour répondre aux besoins économiques. Les quotas sont répartis par type d'emploi, et la demande doit être déposée par un employeur établi en Italie, ce qui impose aux candidats de passer par une offre en bonne et due forme.

Ce que cela change pour les Maghrébins

Le Maroc, la Tunisie et l'Algérie figurent parmi les pays dont les ressortissants candidatent traditionnellement à ces flux, plusieurs accords bilatéraux prévoyant des quotas réservés ou des procédures facilitées. Pour les jeunes diplômés ou les ouvriers qualifiés qui peinent à obtenir un visa pour la France, l'Italie représente une alternative crédible. Les sources consultées ne détaillent pas, en revanche, les pays prioritaires ni les quotas par nationalité : il convient donc de consulter les publications officielles italiennes avant toute démarche.

Prudence et vigilance

Ce plan ne garantit pas un visa à chaque candidat. Les quotas sont répartis selon des procédures administratives parfois lourdes, avec des délais d'instruction importants et un risque de fraude, qui pèse sur les candidats à l'émigration. Les autorités consulaires et les associations rappellent qu'aucun intermédiaire ne peut vendre une offre d'emploi ou un visa.

Pour la diaspora installée en France, l'enjeu est aussi européen : la comparaison entre les approches italienne, espagnole et française nourrit le débat sur une politique migratoire à la fois maîtrisée et attentive aux besoins du marché du travail.

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