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MRE et retraite : l'OIT cherche un prestataire pour passer au crible les accords de sécurité sociale du Maroc

Ecrit Par Maglor — Pour les Marocains qui ont travaillé en France puis au Maroc, ou l'inverse, la retraite dépend en grande partie des conventions bilatérales de sécurité sociale. Fin septembre 2026, le site Bladi.net a révélé que l'Organisation internationale du travail (OIT) cherche un prestataire pour examiner l'application des accords bilatéraux de sécurité sociale conclus par le Maroc, un appel à devis publié le 22 septembre sur la plateforme UN Global Marketplace.

Une revue opérationnelle, pas une renégociation

Selon l'article, l'avis ouvre une procédure de recrutement et n'annonce ni changement des prestations ni renégociation des accords. Il s'agit d'une revue opérationnelle, portant sur la manière dont les conventions sont appliquées dans des pays de destination prioritaires. Les sujets concernés sont la retraite, la couverture maladie et les prestations familiales.

Ce que prévoit la convention franco-marocaine

La convention entre la France et le Maroc permet de totaliser les périodes d'assurance accomplies dans les deux pays. Chaque caisse calcule ensuite la part de pension correspondant à sa propre législation. Les prestations familiales conventionnelles sont versées pour les enfants résidant dans l'autre pays, dans la limite de quatre, selon le Cleiss. L'assurance chômage est exclue du champ de la coordination.

L'exemple belge

La convention belgo-marocaine, entrée en vigueur le 1er juin 2022, couvre les pensions de retraite et de survie, l'invalidité, les prestations familiales et les soins de santé. Elle permet, sous conditions, de percevoir une pension belge au Maroc. Ces accords n'ont toutefois pas la même portée selon les pays.

Pourquoi cela concerne les Marocains du monde

Ces conventions peuvent influencer directement la retraite des Marocains ayant eu des carrières partagées entre plusieurs pays. Elles ne rendent cependant pas toutes les aides exportables, et leur application dépend du texte applicable et de la situation individuelle de chaque assuré. Dossiers incomplets, périodes mal déclarées, délais de traitement entre caisses : les difficultés pratiques sont fréquentes pour les retraités qui souhaitent vivre une partie de l'année au Maroc.

Les bons réflexes

Les spécialistes conseillent de conserver ses relevés de carrière dans chaque pays, de vérifier les périodes validées avant le départ à la retraite et de s'adresser à sa caisse de retraite ou au Cleiss pour les situations complexes. Une revue des accords par l'OIT, si elle aboutit, pourrait contribuer à identifier les points de blocage dans leur application, sans qu'on puisse à ce stade en attendre des changements de droits. Maglor suivra les suites de cette démarche.

Arabe
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