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Tunisie : disparition de Salah Farzit, voix incontournable de la chanson populaire

Par Maglor.fr - La Tunisie est en deuil. L'artiste Salah Farzit, figure emblématique de la chanson populaire tunisienne, s'est éteint ce samedi 18 juillet 2026 à l'âge de 73 ans. Avec lui, c'est une voix unique qui s'efface, celle qui chantait les blessures, les espoirs et la vie quotidienne des gens ordinaires.

Né en 1953, Salah Farzit avait fait ses premiers pas sur scène dans les années 1970, bâtissant en plus de cinquante ans de carrière un répertoire riche et profondément ancré dans la tradition musicale tunisienne.

Le maître du mezoued modernisé

Salah Farzit est considéré comme l'un des principaux artisans de la modernisation du mezoued, genre musical populaire originaire du monde rural tunisien. Sans jamais trahir ses racines, il a su insuffler à cet art une dimension contemporaine qui lui a permis de toucher des générations successives de Tunisiens, bien au-delà des frontières sociales.

Parmi ses titres les plus célèbres figurent Ardhaa Alina Ya Lmima, El Brani et Miqouda, des chansons devenues de véritables hymnes de la mémoire collective tunisienne.

Une voix pour les marginaux

Ce qui distinguait Salah Farzit de ses contemporains, c'était sa capacité à mettre en mots et en musique la réalité des laissés-pour-compte, des travailleurs et des exclus. Sa poésie puisait dans la rue, dans les souks et dans les quartiers populaires une authenticité que les Tunisiens reconnaissaient comme la leur.

Hommages et témoignages affluent depuis l'annonce de son décès, de la part d'artistes, d'intellectuels et de simples fans qui saluent une œuvre indémodable. La Tunisie perd en lui l'un de ses gardiens les plus sincères de la mémoire culturelle populaire.


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