
📍Genève Suisse
Le maire de Revere confronte Chester Williams avec une déclaration historique : La voix de la discorde va-t-elle se taire ?
Après avoir relayé toutes sortes d’allégations, Chester Williams a d’abord avancé l’hypothèse d’une overdose de drogue avant d’introduire un nouvel élément : une bouteille de tequila. Il a ainsi ignoré le respect dû aux défunts, les sentiments des familles des jeunes femmes et leurs croyances religieuses.
Mais cette fois, la réponse est venue du maire de Revere, Massachusetts, Patrick M. Keefe Jr., avec un ton diplomatique et mesuré. Il a publié une déclaration officielle en quatre langues—anglais, arabe, espagnol et portugais—dans laquelle il a salué les qualités morales de Wafaa Laarar, Iman Mellah et Kawtar Nequad, affirmant leur rôle important au sein de la communauté de Revere. Il a déclaré :
« Au nom de toute la ville de Revere, j’adresse mes plus sincères condoléances à leurs familles et à leurs proches en ces moments difficiles face à une perte inimaginable. Les informations reçues jusqu’à présent de la part des autorités de Belize laissent notre communauté endeuillée avec de nombreuses questions. Ces jeunes femmes étaient des filles, des amies et des membres actifs de notre ville. J’ai entendu l’inquiétude généralisée des familles et des habitants quant au manque de transparence dans cette enquête et à la narration médiatique façonnée par les autorités de Belize. Le Département d’État a émis un avis de voyage de niveau 2 pour le Belize en décembre en raison de l’augmentation du risque criminel, et nous épuiserons toutes les voies, localement et à l’international, pour garantir une analyse juste et appropriée de cette affaire.
J’ai été en contact avec les membres de notre délégation fédérale, y compris le sénateur Ed Markey et la représentante de l’État Katherine Clark, et nous travaillerons avec détermination pour obtenir des réponses pour ces familles et leurs communautés. »
La déclaration du maire était claire dans son rejet des récits déformés qui circulaient au sujet des victimes. Il a réaffirmé son respect et son estime pour elles, tout en insistant sur la nécessité de rendre justice sans tirer de conclusions hâtives ni céder à des spéculations susceptibles d’influencer le cours de l’enquête. De plus, la publication de sa déclaration en quatre langues n’était pas un simple geste symbolique, mais une démarche réfléchie visant à s’assurer que son message atteigne tous les membres de la communauté, d’autant plus que les victimes faisaient partie intégrante du tissu culturel de la ville.
Plutôt que de se laisser entraîner dans une controverse, le maire a choisi de répondre avec diplomatie et humanité, élevant ainsi le débat à un cadre éthique. Cette approche a renforcé sa position et élargi la portée de son message. Ses expressions telles que « une perte inimaginable » et « une profonde tristesse en apprenant leur disparition » traduisent non seulement sa compassion envers les familles, mais réfutent aussi, de manière subtile mais efficace, toute tentative de diffamation.
La réponse du maire a été à la fois intelligente et percutante. Il a maintenu un ton respectueux et équilibré tout en envoyant un message ferme : la ville n’accepte ni les calomnies ni la minimisation de la valeur des victimes. Cette prise de position a eu un impact significatif sur l’opinion publique, aussi bien au niveau local qu’international.
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Partie 5 {Ă suivre}
Pour en savoir plus sur les circonstances de l’affaire, veuillez consulterÂ
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